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Réflexion

Le Sens de la Vie

La semaine passée nous nous sommes intéressés au but individuel que chacun peut donner à sa vie : le moyen le plus simple de l’illuminer de signification. Ce but, ou cette mission de vie, peut-être trouvé en cherchant ce qui nous fait vibrer, en quoi nous sommes doués.

Il est temps maintenant de se demander quel est le but de toute vie ? Quelle est sa finalité ? Que signifie-t-elle, que vaut-elle?

 

Pour trouver la réponse, comme les sages de tout temps, commençons par observer le monde qui nous entoure, l’univers, la réalité dans son ensemble.

Nous savons que l’univers est apparu suite à une dilatation brusque – quasiment explosive – et qu’il est en expansion depuis lors. Tout ce qui est de l’ordre du visible est infime en comparaison avec l’invisible tels l’énergie et la matière noire. Et il y a fort à parier que le visible laisse petit à petit sa place à l’invisible qui est en réalité la force derrière l’expansion de l’univers. La fréquence même de l’univers change avec ce phénomène de dilatation.

J’aime à comparer l’univers à l’humanité, qui est apparu lui aussi avec grand bruit et fracas à l’échelle de la réalité, et dont la conscience se détourne doucement du visible pour l’invisible.

Les scientifiques ne peuvent prédire l’avenir avec certitude mais des théories suggèrent que l’univers va continuer son expansion jusqu’à s’éteindre dans une sorte de Big Chill ou Big Calm.

Encore une fois, la comparaison entre le destin de l’univers et le destin de l’humanité est frappante, et peut-être que notre mortalité est ce qui rend la vie plus significative. Les choix que nous faisons se confrontent à la finitude de la réalité. Ainsi, devenir ou faire quelque chose est renoncer à autre chose. C’est cette limite qui donne toute sa valeur au choix. Choisir de vivre sa vie égoïstement n’a pas la même portée que de vivre sa vie pour les autres.

 

Les dernières théories scientifiques qualifient l’univers d’holographique, ce qui signifie que chacune de ses parties contient l’ensemble. Pour comprendre le concept, imaginons une toile d’araignée pleine de rosée : dans chacune des gouttes se reflète l’ensemble de la toile. Plus loin, si nous allions observer une goutte dans une goutte, nous nous apercevrions que celle-ci reflète aussi l’ensemble de la toile couverte de rosée. C’est un modèle que l’on retrouve à toutes les échelles.

L’humain aussi est part intégrante du tout : groupe social, société, écosystème, physique quantique et astrophysique. En lui se trouve l’univers dans son ensemble.

Comme Kant et Sartre le préconisaient, pour savoir si un choix est bon ou mauvais, nous pouvons nous demander : qu’adviendrait-il si tout le monde prenait la même décision que nous ? Si tout le monde volait, si tout le monde mentait, à quoi ressemblerait le monde ?

Se penser isolé, c’est se tromper.

Vous êtes peut-être perdus. Vous ne comprenez peut-être pas ce que tout ce que nous venons d’aborder a à voir avec le sens de la vie. Voici ma réponse.

Nous ne sommes pas distincts de l’univers. Nous sommes l’univers. Notre vie, notre conscience est un moyen pour ce dernier de s’expérimenter lui-même. D’être conscient de lui-même. Lorsque nous nous observons dans le miroir, l’univers s’observe lui-même, en réalité.

Comme lui, notre but est de grandir, non pas comme une plante de bas en haut, mais comme un ballon gonflable double de volume. Comme lui, nous nous tournons du visible vers l’invisible. Notre but est de dépasser les blocages et « l’illusion de l’existence » ou Maya comme le disent les hindouistes. L’univers est pour eux Brahman, ce qui se traduit par la Conscience Universelle.

Ainsi, dans le court laps de temps qui nous est imparti, nous avons le choix de nous détourner de l’illusion, et ce faisant, nous atteindrions la conscience universelle. L’Unité. La Plénitude.

Dans l’hindouisme : le respect la loi universelle, la prospérité matérielle, le plaisir et enfin la libération de l’âme via la connaissance, le dépassement de l’illusion ou la dévotion ; seraient les buts de la vie.

Les sages bouddhistes en sont eux venus à la conclusion que l’existence a trois caractéristiques : impersonnalité, impermanence, et souffrance. C’est-à-dire qu’elle n’est pas isolée (holographique), qu’elle est en constante évolution et que toute vie implique souffrance qui est la résultante du désir et des attachements.

Il y a peut-être autant de moyens d’atteindre l’Unité que d’êtres conscients, à chacun de nous de trouver ce qui fonctionne, ce qui vibre avec nous. Une dernière chose, ne laissez jamais personne vous convaincre qu’il n’y a qu’un seul moyen.

 

J’espère que cet article vous aura été utile, si vous avez des choses à rajouter, des commentaires, n’hésitez pas sur ce site ou sur les réseaux sociaux. Prochain article dans deux semaines !

Namasté,

Flavien M.