Réflexion

Le But de la Vie

La conscience humaine est depuis qu’elle est apparue et par définition confrontée au monde et à elle-même. Celle-ci cherche à tout appréhender, conceptualiser, catégoriser : ce que nous nommons la réflexion. Terme poétique s’il en est : refléter le monde ou se refléter soi-même pour s’y intégrer. Nous serions donc des miroirs vivants de la réalité, de l’univers.

Avec la conceptualisation de la vie et la mort est venue une question fondamentale : « pourquoi suis-je en vie ? ». Et de celle-ci découle logiquement la question qui motive l’écriture de cet article : « quel est le but de la vie ? »

 

Depuis plusieurs siècles maintenant un sentiment de l’absurde grandit, comme l’évoquent Sartre, Camus et de nombreux autres auteurs. En raison de l’aliénation des autres et de soi, du matérialisme à outrance. L’Homme se demande quel est l’intérêt de se battre alors que le résultat – la mort – est le même. « Pourquoi ? » La question fondamentale, à la base de tout raisonnement. Et comme il n’a pas les réponses à ses questions, il préfère éviter de se les poser, de peur de passer des nuits sans sommeil.
L’Homme peut avoir plusieurs réactions face à cette « nausée ».

Il peut prendre une attitude Épicurienne de vouloir vivre toutes les expériences possibles car peut-être que le sens de la vie est de tout vivre, le bon comme le mauvais. Rire, pleurer, saigner, jouir. Cela prouve que l’on est vivant.

Il peut aussi prendre une position matérialiste comme le monde qui dont il fait partie et se dire que le but de l’existence est d’accumuler, le but de la vie est de se perpétuer, se reproduire. S’enrichir lui donne une illusion de sécurité, il devient un boulimique du matériel.

Au contraire, il y a l’Homme qui va prendre une position totalement spirituelle et pensant avoir trouvé la réponse à toutes ses questions va vivre sans ne plus s’en poser que rarement. Cet Homme vit hors de son corps, de son incarnation, patientant jusqu’à l’au-delà.

Il y a aussi l’Homme qui va succomber au sentiment de l’absurde et s’en retrouver paralysé. Il est dans un malaise constant et ce sentiment peut le conduire à chercher l’échappatoire de la fin de la conscience, de l’oubli, la Mort. Excluons cette solution d’emblée car sans vouloir porter de jugement sur les personnes qui se sont suicidées, la vie est selon nous bien trop précieuse pour être arrêtée de la sorte.
Peut-être que les trois premières réponses sont toutes vraies dans une certaine mesure. Mais aucune d’elles ne permet de combler véritablement le trou béant que provoque ces interrogations dans notre cœur. Elles sont des fuites en avant.

Notre position face à l’interrogation du but de la vie, n’est pas de chercher dans un premier temps le « but de toute Vie » mais plutôt le « but de sa propre vie ». Nous pensons que chacun de nous a le choix de consacrer sa vie à ce qu’il souhaite. Certains appellent cela des missions de vie. Pour trouver cette mission, il suffit d’écouter ce qu’il y a plus profond de vous, c’est l’essence même de votre identité. C’est quelque chose que vous pourriez faire tous les jours de votre vie avec la même énergie, le même entrain.

Une fois le but de sa propre vie trouvée, l’angoisse d’une existence absurde disparaît.
Mais cela ne répond que partiellement à notre question du début. Pour y répondre, nous aurons besoin de faire appel à plus de spiritualité.

 

Nous continuerons à rechercher le but de toute vie (à notre sens) lors du prochain article.

Namasté !

Flavien M.

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