Mode de Vie,  Réflexion

Transcender la Condition Humaine – Homo Spiritualis

Le corps humain est, comme tout le vivant, un système d’une complexité inégalée.

D’aucuns parleraient même de perfection. Pour ma part j’aime penser à une « parfaite imperfection« .

Quoiqu’il en soit, la Condition Humaine, dans laquelle nous pouvons faire rentrer nos caractéristiques physiques, émotionnelles, mentales, ainsi que notre place dans l’Univers ; a défini et définira toujours nos choix. Néanmoins, dans notre article Quel Monde Changer, nous avons conclu que la première chose à faire pour changer quoique ce soit est d’abord de changer nous-mêmes. Cela passe par la spiritualité ou en d’autres mots le fait d’emmener de la conscience dans la matière.
Nous pensons donc qu’il est possible pour l’humain de dépasser sa condition, et sans l’aide de quelconque machine ou altération externe comme le promeut le transhumanisme. L’Homme possède déjà tous les outils nécessaires pour arrêter de reproduire les mêmes schémas avec les conséquences que nous connaissons sur son entourage et la nature.

Le but de cet article est tout d’abord de dresser un portrait des choix que notre condition humaine nous a poussé à prendre, avant de d’explorer en quoi et comment l’humanité peut dépasser cette condition.

Ici, les limitations qui nous intéresserons seront avant tout de l’ordre de l’Esprit ; et bien que le corps influence l’esprit, nous ne pensons pas que l’esprit soit déterminé par le corps.

La Condition Humaine : du Rationnel à l’Irrationnel

Les économistes parlent d’homo œconomicus pour désigner l’Homme rationnel à la base de tous leurs modèles, c’est à dire celui qui cherche avant tout à maximiser son utilité ou son profit en fonction des contraintes auxquelles il est soumis. Ceux-ci pensent que la réalisation de l’Homme est fonction de sa consommation et que le bonheur peut se réduire au niveau de richesse ou à la croissance.
Cependant d’autres chercheurs en sciences sociales ou en biologie ont compris que l’Esprit humain est faillible car il ne peut détenir assez d’information pour analyser correctement les événements qui l’entourent. Sans information fiable de départ, ses décisions se retrouvent biaisées car basées sur des hypothèses caduques. On parle en économie de rationalité limitée.
Les neurosciences étudient précisément quelles sont ces distorsions nommées biais cognitifs. Par exemple : nous avons tous tendance à remarquer dans le monde les faits qui confirment nos croyances quitte à ignorer le reste, ou à nous souvenir plus aisément des événements avec un impact émotionnel important, ou à plus facilement remarquer les failles des autres que les siennes… Même l’optimisme et le pessimisme peuvent être assimilés à des biais cognitifs.

Au-delà de la structure de la pensée, des problèmes émergent aussi de l’origine de la pensée.

Savez-vous que le cerveau entre dans un état de sidération pour nous protéger face à un traumatisme psychique ? La sidération se définit par une stupeur émotive qui rend le sujet inerte, comme figé, et produit chez lui – ou elle – une altération de la conscience. Une dissociation se créé dans l’esprit pour éviter la souffrance.
Je pense que cet état de sidération est en partie responsable de l’inaction de l’individu face à l’enjeu écologique qui se dresse face à lui. De plus, la souffrance prédite ne sera encourue que dans deux ou trois décennies, ce qui rend l’urgence abstraite.

Cela nous montre bien que la peur n’est pas le moteur le plus fiable de l’humain ou de la société.
Elle l’a pourtant toujours été : la peur du néant (ou de la mort), la peur de l’inconnu, la peur du manque, la peur de la souffrance. Cette Peur peut s’étendre aux individus qui nous sont chers et vers qui nous allons étendre notre ego. Ces êtres chers « font partie de nous » et leur souffrance devient notre souffrance, leur absence notre manque. Ignorer s’ils vont bien ou non va réveiller des angoisses en nous.
La Peur n’est pas une mauvaise chose en soi, car comme nous l’avons vu, tout sert à créer en nous un désir de communion avec l’Univers. En tout cas, elle a été un facteur important de développement et d’évolution.
Cependant la Peur devient un problème lorsque nous n’arrivons pas à la dépasser et que nous la laissons guider toutes nos actions. La peur nous a conduit à vouloir toujours accumuler plus, pour notre confort. Elle nous a conduit à rejeter autrui car menaçant notre sécurité. Si nous prenons le temps d’étudier les causes et les raisons de nos désirs et nos besoins, nous réalisons qu’une peur en est presque toujours l’origine.

Nous distinguons la peur rationnelle de la peur irrationnelle. La première découle d’une situation réelle qui nous soumet à un danger proche, nous ou autrui. La seconde est une peur qui naît alors qu’aucun danger immédiat ne nous menace, comme une peur phobique. Cependant, si nous avons un tant soit peu pratiqué le développement spirituel, nous savons qu’une peur est une projection dans l’avenir d’une situation qui n’est pas encore arrivée. Ainsi, si avons une chance de pouvoir éviter la situation effrayante, alors rien ne sert d’avoir peur et mieux vaut agir. Si nous n’avons aucune chance d’éviter la situation, alors rien ne sert de la ressentir.
En réalité, une peur même basée sur des éléments concrets est par définition entachée d’irrationalité.
La peur ne suffit plus comme moteur.

Malgré tout ces défauts de l’Esprit humain non régénéré par la Conscience, les sociétés se fondent sur la somme des choix de ces individus irrationnels autant sur le fond que sur la forme pour calculer un bien-être social.

Non, la Peur ne suffit plus.

Elle n’est heureusement pas le seul sentiment qui motive l’Homme : l’Amour est l’autre moteur de l’individu.
Ce qui les distingue est que le premier est un sentiment exclusif et le second inclusif. Le premier est un réflexe défensif de repli sur soi tandis que le second est un mouvement d’expansion volontaire vers l’autre.
Nous parlons bien d’Amour inconditionnel, car l’amour profane exacerbe la peur en définitive.

Comment un humain peut-il atteindre l’Amour Inconditionnel ?

L’Homo Spiritualis ou l’Homme Spirituel

Après avoir dressé un portrait des limitations de la condition humaine, il est à présent temps de créer un récit de ce que peut devenir l’humanité avec de la discipline. Effectivement, si l’humain est irrationnel sur le fond et la forme, il lui est possible de tendre vers plus de Conscience pour pallier à ses limitations.
Nous pensons qu’un avenir en harmonie avec la nature passe par une nouvelle condition humaine : passer de l’homo œconomicus à ce que nous nommons l’Homo Spiritualis, l’Homme Spirituel ou encore l’Homme Quantique selon les préférences. Cette transition est en fait déjà en cours et cela explique les profonds changements qui s’amorcent dans la société. La conscience de l’humanité s’éveille au respect du vivant dans son intégralité ; de son environnement à de sa santé physique et psychique.
Ceux qui sont sensibles aux énergies le sentent bien, ce passage vers ce que certains appellent la cinquième dimension.
Un monde nouveau est sur le point d’émerger.

Voici ci-dessous une liste des caractéristiques de l’Homo Spiritualis selon nous. Elle n’a pas la prétention d’être complète ou parfaite, elle n’est que le produit d’un esprit irrationnel donc comme toujours, nous vous encourageons à prendre ce qui vibre avec vous.

I – L’Homo Spiritualis connaîtra la nature de la réalité dans son interdépendance, sa complémentarité, son incommensurable beauté. Il saura qu’il existe plusieurs niveaux de réalité : physique, énergétique, émotionnelle, mentale, symbolique ou abstraite, divine et ; au-delà et à l’origine de toutes ces dernières ; une réalité Une. Cette connaissance lui permettra de trouver sa véritable place dans l’Univers et un amour infini de la création.

II – Le sens de l’existence de l’Homo Spiritualis sera de retrouver l’Unité à partir de la division. Le but de son existence sera de conserver et faire prospérer la beauté, l’Amour Inconditionnel de l’Univers qui est autour et à l’intérieur de lui. Il prendra en considération l’équilibre universel ou la Conscience Universelle et l’inclura dans ses décisions.

III – L’Homo Spiritualis aura conscience de la portée de chacun de ses gestes et non-gestes, pour lui et pour les autres ; que cette portée soit dans les réalités précédemment citées ou sociale, sociétale, écologique, économique, politique. Il accueillera ses responsabilités avec joie.

IV – L’Homo Spiritualis accomplira son devoir  de prévention et de guérison intérieure tout au long de son incarnation. Ainsi, il méditera souvent et s’adonnera aux pratiques qui façonneront sa personnalité pour poser un regard véritable sur soi. Ses passions et ses désirs ne seront pas ses maîtres : il en prendra compte sans pour autant les laisser le contrôler.

V – Son éducation inclura son développement spirituel afin de devenir un humain régénéré. Pour se faire, ses parents l’auront dès son plus jeune âge sensibilisé à la fragilité et la force de son monde intérieur. Il pourra soigner avec eux les blessures d’âme reçues dans son enfance. Les écoles contribueront également à promouvoir le bien-être et le bonheur.

VI – L’Homo Spiritualis saura que son passé est une richesse mais aura conscience qu’il peut devenir une prison. Ainsi, il n’hésitera pas à changer ses habitudes si nécessaire. Sa culture est avant tout la culture humaine, sa nation l’humanité, cependant il respectera et aidera à promouvoir les différentes sous-cultures.

VII – L’Homo Spiritualis traitera autrui avec la même déférence qu’il mérite de recevoir. Chaque individu étant un aspect d’une seule réalité, il aura conscience de sa relation d’interdépendance et de complémentarité avec les autres. A la fois maître et élève, une expression et une écoute bienveillante et ouverte sera l’objectif de chacun.

VIII – L’Homo Spiritualis saura que la propriété est une illusion car tout est Un. Toute possession n’est qu’un emprunt et accumuler par peur du manque ou désir de complétion est une vaine chimère en conflit direct avec la préservation de la Terre. Il préférera la simplicité et le minimalisme.

Nous ne pensons pas que cette nouvelle condition humaine soit la solution à toutes les difficultés qui se présentent face à notre espèce. Néanmoins, nous pensons qu’elle permettrait de guider l’humanité dans la bonne direction ou du moins une meilleure direction. Une fois le cœur reformé, les actions suivent de manière durable.

Quoiqu’il en soit nous parlions dans l’introduction de la parfaite imperfection de l’Homme. Cette liste pose des objectifs mais l’incarnation a besoin de défis pour se réaliser, de son imperfection ; ainsi même si l’Homo Spiritualis émergeait en tant que nouvelle espèce, l’individu serait plus ou moins avancé sur ce chemin vers la régénération avec des fluctuations au cours de sa vie. Il resterait également beaucoup d’espace pour de nouvelles évolutions.

Nous avons conscience que la plupart de ces caractéristiques semblent aller à l’encontre de la nature humaine, mais si la nature humaine est ce qui a rendu le monde dans cet état, alors c’est elle qui est à changer. Peu importe la difficulté.

« Le changement n’est jamais douloureux. Seule la résistance au changement l’est. » – Bouddha

Merci infiniment d’avoir pris le temps de lire cet article. Dites-nous ce qui vous y a plu ou déplu !

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Namasté!

Flavien M.

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